Pour célébrer le centenaire de la naissance de Romain Gary, notre Institut a, tout au long de l’année 2014, mis en avant son oeuvre auprès du public et soutenu des événements qui le mettaient à l’honneur.

 

Le Roi Salomon selon Ilan Itach

De juin à septembre, l’IFJ Romain Gary a présenté l’exposition « L’Angoisse du roi Salomon » du peintre hiérosolymitain Ilan Itach. Cette exposition était constituée d’une vingtaine d’encres sur bois inspirées du roman « L’Angoisse du roi Salomon » publié par Romain Gary sous le pseudonyme Emile Ajar en 1979.
En savoir plus !

DSC_0069     DSC_0088

DSC_0098     DSC_0105

 

 

L’Angoisse du roi Salomon sur scène

En octobre et novembre, l’IFJ Romain Gary a soutenu la troupe du Mikro Theater dans ses représentations de l’adaptation scénique du même roman. Cette adaptation et sa mise en scène sont l’oeuvre d’Irina Gorelik. Ainsi, le 30 octobre, au Théâtre de Jérusalem, a eu lieu la première représentation surtitrée en français (grâce au financement de l’IFJ Romain Gary), introduite par une conférence de Cyril Aslanov, professeur de linguistique à l’Université hébraïque.

Irina Gorelik a immigré de l’ex-Union Soviétique en 1993 et créé en 1994, le Mikro Theater, qu’elle dirige toujours aujourd’hui. La troupe s’installée au Théâtre Khan en 2004, année pendant laquelle le Ministère israélien de la culture l’a reconnu comme un théâtre professionnel. La troupe a récemment déménagé dans un nouvel espace qui lui est propre, dans les murs du Théâtre de Jérusalem. Le Mikro Theater propose un répertoire de pièces adaptées d’oeuvres littéraires hébraïques et internationales : Hanoch Levin, Meir Shalev, Isaac Bashevis Singer et beaucoup d’autres grands auteurs.
En savoir plus !

DSC_2621_site     DSC_3890_wsiteweb

f2e093_a75edb78f2514aa58f11d6215b6fdaa8_siteweb     f2e093_ee3eafe093ad4043be788055f9319eda_siteweb

 

 

ENTRETIEN AVEC IRINA GORELIK

Vous avez adapté, pour le Mikro Theater, le roman de Gary/ Ajar : « l’angoisse du roi Salomon ». Pourquoi ce choix ? Pourquoi un texte français ?
Mon objectif principal dans la construction d’un répertoire est de trouver et d’adapter des œuvres relevant d’un sujet juif. Je lis beaucoup de livres d’auteurs juifs d’ici et d’ailleurs.  Les ouvrages choisis sont ceux qui me paraissent poignants, avec des histoires perçantes et dynamiques, des textes qui évoquent des questions courageuses et peu banales. L’œuvre de Romain Gary a attiré mon attention depuis longtemps. Dans le roman « L’angoisse du roi Salomon », j’ai vu des possibilités théâtrales extraordinaires. Par ailleurs, les problèmes de l’antisémitisme, l’existence juive dans la Diaspora, la possibilité de pardonner à un ennemi, qui sont les thèmes de ce roman, sont liés à des questions existentielles concernant toute l’humanité. Pour toutes ces raisons, ce roman se prête à merveille à une adaptation théâtrale.

 

La pièce est en hébreu et comporte des chansons remarquablement interprétées en français, ainsi qu’un surtitrage en français. Quelle importance accordez-vous à la présence de la langue française dans l’adaptation en hébreu ?

Pour nous, il était important de garder l’atmosphère parisienne et l’esprit de la langue française dans la représentation en hébreu. C’est la raison pour laquelle les chansons n’ont pas été traduites. L’idée était d’insérer la chanson française à cette pièce et de déterminer un genre de « théâtre et chanson ». L’acteur qui joue le rôle de Salomon (Ilan Hazan) est né à Paris et le français est sa langue maternelle. Il a participé à la traduction de l’adaptation et s’est penché sur toutes les nuances de la traduction d’une œuvre française à la scène israélienne.

 

Pour diffuser cette pièce, vous avez mis en place un partenariat avec l’IF Romain Gary, et avez souhaité intéresser le public francophone. Pourquoi est-il si important, selon vous, de jouer des pièces françaises pour un public francophone à Jérusalem ?

Il est bien connu que chaque communauté à Jérusalem – qu’elle soit française, russe, anglo-saxonne – garde scrupuleusement les traditions culturelles de son pays d’origine, et c’est magnifique ! Je suis certaine qu’il faut continuer à renforcer et à développer, en Israël, les liens que la communauté française, et d’autres communautés, entretiennent avec leur pays d’origine. C’est quelque chose qui enrichit vraiment l’atmosphère culturelle de cette ville.