UN AUTEUR

crédit : Anne Bouillon

Emmanuel Ruben, le lauréat 2014 de cette résidence est né à Lyon en 1980. Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de géographie ,  il est l’auteur de trois romans, d’un essai ainsi que d’articles et de nouvelles publiés en revue.  Il tient une chronique mensuelle sur le site http://sens-public.org/. Ses thèmes de prédilection sont la frontière, la mémoire, l’histoire, la géographie, l’utopie, le voyage impossible. Pendant plusieurs semaines, son dernier roman, la Ligne des glaces a figuré dans la sélection 2014 du prix Goncourt.

Logé pendant deux mois, à l’Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem puis à la Maison d’Abraham, deux lieux situés dans la partie palestinienne de la ville, Emmanuel Ruben a parcouru la ville, découvert ses multiples facettes et sa population composite pour puiser l’inspiration d’un roman qu’il présente ainsi :

Jérusalem 2037. Les premiers pans du mur séparant Israël de la Cisjordanie se fissurent. Le jour de la chute du mur, quatre hommes prennent la parole et imaginent le futur. Daniel, David, Majed et Samuel. Un moine défroqué, un soldat réfractaire, un artiste vagabond, un diplomate désabusé. Ils ont entre trente et soixante ans, ils sont tous liés de manière différente au destin d’Israël, de la Palestine et de la France – Ils ont en commun la peur et l’espoir ; la peur que la guerre revienne et l’espoir que la paix s’établisse enfin. Tous se souviennent de la mort d’un adolescent, une mort mystérieuse, très médiatisée, qui leur a ouvert les yeux. Walid avait seize ans lorsqu’il a été pulvérisé par un missile ou une roquette. Chacun selon son point de vue, ils racontent l’histoire de ce révolté au cerf-volant qui fut tué pour avoir osé franchir la frontière, défié les drones ennemis et rêvé d’un autre pays. Mais Walid ne se laisse pas faire et ressuscite d’entre les enfants morts pour raconter lui-même la vérité sur sa vie, pour dire le vrai sens de sa révolte. Dans cette quête de vérité, des voix de femmes l’accompagnent en chœur, chantant la tristesse et la beauté de cette terre prétendument sainte où les hommes au long des siècles n’ont jamais fait que promettre la guerre et profaner la paix.

Durant son séjour, il a tenu un journal publié sur son blog  l’araignée givrée : http://www.emmanuelruben.com/. Ses textes sont aussi publiés  dans Remue.net (http://remue.net/spip.php?rubrique787) et dans le volume 2 de Possession immédiate (http://possession-immediate.com/numero/volume-2/ – en 19e position de haut en bas sur l’écran).

Bibliographie :

– Halte à Yalta, Jbz & Cie, 2010, 235 p.

– Kaddish pour un orphelin célèbre et un matelot inconnu, éditions du Sonneur, 2013, 120 p.

– La ligne des glaces, Rivages, 2014, 313 p.

Icecolor (Peintures et dessins de Per Kirkeby), le Réalgar, 2014

ATELIERS D’ÉCRITURE ET RENCONTRES

Il a animé des ateliers d’écriture à l’Institut français de Jérusalem avec un groupe d’adultes ainsi qu’avec des élèves du Lycée français de Jérusalem. Une restitution de ces ateliers a été présentée lors d’une soirée intitulée « Archipels imaginaires, ancêtres imaginés » le 21.10.2014.

Emmanuel Ruben a par ailleurs présenté et lu des extraits de La ligne des glaces, à l’occasion d’une rencontre à la librairie Vice-Versa de Jérusalem – 28.10.2014

LA presse EN PARLE

Jerusalem Post – 6 octobre 2014 – Emmanuel Ruben

Terre Sainte Magazine – novembre / décembre 2014 – Emmanuel Ruben