EXPOSITION

L’Institut français de Jérusalem – Romain Gary est heureux de présenter l’exposition Vision Fresson. Cette exposition regroupe près de trente clichés argentiques développés selon le procédé Fresson et capturés par les photographes Bernard Plossu et Didier Ben Loulou.

Le vernissage de l’exposition se fera le mardi 3 mars à 19h30, à l’IFJ, en présence de Didier Ben Loulou.

L’exposition sera présentée dans l’IFJ Romain Gary (9 kikar Safra) du 3 au 31 mars 2015, du dimanche au jeudi de 14h à 18h et le vendredi de 10h à 13h.

 

LE PROCÉDÉ FRESSON

Le procédé au charbon direct (avec pigments constitués de charbon de bois pulvérisé) a été inventé par Théodore-Henri Fresson vers 1890. Son fils Pierre a réalisé, en 1952, le premier tirage charbon couleur. Les pigments sont couchés sur un papier gélatiné, sensibilisé au bichromate de potassium et sous l’action des ultra-violets, la gélatine durcit, enprisonnant le pigment ; chaque image est ensuite dépouillée par un frottement régulier d’un mélange de sciure de bois et d’eau. Cette technique s’apparente au procédé offset : trois images en cyan, jaune et magenta se superposent pour recréer les couleurs ; une quatrième couche noire est ensuite ajoutée. On obtient une quadrichromie dont les tons sont continus, sans trame.

Brigitte Ollier, Plossu Couleur Fresson, 2007

 

LES ARTISTES

Didier Ben Loulou
Après avoir fait des études d’art, Didier Ben Loulou s’initie à la photographie et donne, en 1979, ses premières diapositives à l’atelier Fresson avec lequel il collabore toujours. En 1981, il séjourne pour la première fois à Tel Aviv, tient un répertoire photographique de l’espace maritime et architectural de la ville et explore un autre lieu, Jaffa et le quartier en ruine d’Ajami. Il y consacrera un livre, Jaffa, la passe, publié en 2006. En 1993, il s’établit à Jérusalem, point d’ancrage de son travail artistique, et trace le portrait changeant d’une cité aux multiples frontières. L’écriture imprègne l’œuvre photographique de Didier Ben Loulou. Lauréat de la Villa Médicis hors les murs en 1995, il expose régulièrement en Europe et aux Etats-Unis. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques : Fonds national d’Art contemporain (Paris), Victoria & Albert Museum (Londres), Museum of Fine Arts (Houston), Maison européenne de la photographie (Paris). (Source : site officiel)

Bernard Plossu
Né le 26 février 1945 au Vietnam, Bernard Plossu réalise ses premières photos à 13 ans, lors d’un voyage au Sahara avec son père. En 1965, il part au Mexique. Il y photographie ses copains beatniks avec lesquels il expérimente l’errance et la liberté. De retour en France en 1967, il fonde une agence de photographies de voyage en couleurs avec des amis. Il voyage dans le monde entier, fait des reportages chez les Indiens mayas, en Californie, en Egypte, en Inde, au Niger. En 1977, Bernard Plossu s’installe au Nouveau Mexique et donne priorité aux galeries plutôt qu’aux agences de presse. « En photographie, on ne capture pas le temps, on l’évoque. » C’est le credo de Bernard Plossu pour qui « la photographie parle de tous les moments apparemment sans importance qui ont en fait tant d’importance ! ». Ses images poétiques, sensuelles, silencieuses évoquent la douceur des corps, de la matière, du mouvement. Le voyage, l’espace, la famille sont ses thèmes favoris. En 1988 Bernard Plossu a reçu le Grand Prix National de la Photographie. (Source : France Inter)