Crédits photo : Marc Domage

Cette année, le Festival d’Israël accueille Christian RIZZO et ses danseurs, pour la représentation exceptionnelle de :

d’après une histoire vraie

À propos

« En 2004, à Istanbul.
À quelques minutes de la fin d’un spectacle auquel j’assiste, surgit comme de nulle part une bande d’hommes qui exécute une danse folklorique très courte et disparaît aussitôt.
Une émotion profonde, presque archaïque, m’envahit.
Etait-ce leur danse ou le vide laissé par leur disparition qui m’a bouleversé ?
Bien que floue, cette sensation est restée depuis ancrée en moi.

Le point de départ de ce nouveau projet est la réminiscence ou plutôt la recherche de ce que ce souvenir a déposé en moi.
Je n’éprouve pas d’intérêt à recréer une danse pré-existante, mais plutôt à comprendre pourquoi j’ai éprouvé une telle empathie à la fois pour ce moment précis et pour cette danse et comment cet impact est encore aujourd’hui vibratoire.
Il s’agirait donc de remonter le cours de ma mémoire pour inventer le socle d’une écriture abstraite où de possibles bribes fictionnelles viendraient se loger en creux.
Accompagné de huit danseurs et de deux musiciens, je cherche un espace où le mouvement et sa relation à la musique se jouent des catégories « populaires » et « contemporaines ». J’imagine une danse prenant appui sur des souvenirs de pratiques folkloriques qui viendrait frictionner avec mon goût pour la chute et le toucher, permettant à chacun de tenir grâce à la présence de l’autre, à son contact immédiat.

L’observation factuelle et décontextualisée des mouvements et systèmes de composition souvent communs entre plusieurs danses (plus particulièrement masculines et méditerranéennes) m’offre le terrain idéal pour questionner à nouveau les notions de communauté.
Comment faire groupe à un moment donné ?
Être ensemble, pour une forme n’appartenant à aucun territoire ou groupe déterminé, penser une danse collégiale qui creuse le sol en même temps qu’elle cherche l’élévation.

Partie intégrante du projet, j’ai confié l’écriture musicale (et son interprétation en live) aux batteurs/compositeurs Didier Ambact et King Q4. Deux batteries donc, aux confins de rythmiques tribales et sonorités rock psychédélique, qui entretiendront une relation entre dialogue et « battle » pour offrir une zone de tension à la danse et à la lumière atmosphérique de Caty Olive ».
Christian Rizzo, juin 2013.

« À coups de bras qui entourent une épaule, de rondes vite faites aussitôt défaites, de guirlandes la main dans la main, de pas de bourrée à droite et de ruades à gauche, les huit danseurs – rien que des hommes – nous entraînent dans ce qui finit par ressembler à une rave rock néo-tradi. Et lorsque les deux batteurs déchargent des rafales de percussions qui prennent les tripes et les retournent sec, l’affaire est dans le sac. (…) C’est la jouissance d’être en vie, celle d’être ensemble momentanément, l’excitation viscérale de la danse, qui priment et l’emportent. » Rosita Boisseau, Le Monde du 10 juillet 2013

« Quant à la danse elle-même, elle est judicieuse, faite de pas, de sauts, de jubilations. Les hommes ici se donnent la main de multiples façons, se prennent par l’épaule, s’observent, mais ne se toisent jamais. Les lignes, les ponts, les solos aussi, chers aux danses traditionnelles, sont mis en relief. (…) On est conquis. » Marie-Christine Vernay, Libération du 10 juillet 2013

« Peu à peu, le rythme s’accélère, les figures sont plus complexes, telles des arabesques qui ne disent pas leur nom. L’envoûtement guette les rangs : les batteurs, Didier Ambact et King Q4, se déchaînent. (…) On aime cette lecture du traditionnel, qui, ainsi dépouillé devient furieusement moderne. (…). En définitive, cette « meute » se révèle d’une rare douceur. On se prend la main, on ose des pas de bourrée avec l’innocence d’enfants qui ont grandi trop vite. » Philippe Noisette, Les Échos du 12 juillet 2013


Distribution
Conception, chorégraphie, scénographie et costumes : Christian Rizzo
Danseurs : Fabien Almakiewicz, Yaïr Barelli, Massimo Fusco, Miguel Garcia Llorens, Pep Garrigues, Filipe Lourenço, Roberto Martinez
Musique originale et interprétation : Didier Ambact & King Q4
Création lumière : Caty Olive
Assistante artistique : Sophie Laly

Infos pratiques
Mardi 13 juin – 21h00
Théâtre de Jérusalem, Sherover Hall
20 rue Marcus

Durée : 60 minutes
Tarif : 160 NIS
Pour réserver, appelez BIMOT au *2561 et donnez le code 1590 pour obtenir une réduction de 15% (valable sur l’ensemble du festival).

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